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| Arthur Rimbaud | trans. John Brian Aspinall |
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La réalité .étant trop épineuse .
pour .mon .grand
.carac- tère, .- je me trouvai néanmoins chez ma dame, .en gros oiseau gris-bleu .s'essorant vers les moulures .du plafond et traînant l'aile dans les ombres de la soirée. ...Je .fus, .au pied .du baldaquin . supportant .ses .bijoux adorés et ses chefs-d'oeuvre physiques, un gros ours aux gencives .violettes .et au poil .chenu de chagrin, .les yeux aux cristaux et aux argent des consoles. ...Tout se fit ombre et aquarium ardent. ...Au matin, .- . aube de juin batailleuse, .- je courus aux champs, âne, .claironnant et brandissant mon grief, .jus- qu'à ce que les Sabines .de la banlieue .vinrent se jeter à mon poitrail. |
Reality punctures my grandeur - I’m a pigeon fluttering your velvets and trailing my wings on the parquet of your bijou maisonette - then between your console of gewgaws and the gymnasium of your baldaquin I’m a bear with a purple gumboil and a pelt white with chagrin. All is a turbid aquarium - then summer morning hubbub as I gallop braying zeitgeist, flapping my ears and heartache till the sabines of the suburbs fondle my foolish crest. |
Trans. copyright © John Brian Aspinall 2006