| BALLADE 7 | BALLADE 7 | ||||||||||||||||||||
| Charles, Duc d'Orléans | tr. James Kirkup (tanka) | ||||||||||||||||||||
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Ne plus jamais aimer d'amour, J'en ai parfois la tentation, À cause des douleurs pénibles Qu'il me faut souvent accepter. Mais enfin, pour être sincère, Quel que soit le prix à payer, Je vous l'assure, par ma foi: Je ne saurais en empêcher Mon coeur qui est maître de moi. J'ai beau avoir subi des tours Inouïs, j'ai tout dédaigné Pour croire au secours d'un espoir Tendre ou de Consolation. Hélas! si je pouvais trouver Le moyen de m'en retirer, Par mon serment envers Amour, Je n'y laisserais pas rentrer Mon coeur qui est maître de moi. J'ai conscience qu'en le flattant, Amour sait si bien le gagner Que mon coeur voudrait tous les jours Rester ainsi sans en bouger. Et il s'obstine à rester sourd Au mal qu'il me fait endurer; Plaisir lui a donné ce pli: Il agit mal en confisquant Mon coeur qui est maître de moi. Envoi Je suis fàché d'en parler tant, Mais, par le dieu auquel je crois, C'est que j'ai le souhait de reprendre Mon coeur qui est maître de moi. |
that it inflicts upon me.
command my heart, my master.
deaf to the pain it gives me.
to talk so much about it,
the heart that is my master. |