| BALLADE 98 | BALLADE 98 | ||||||||||||||||||||||||||||
| Charles, Duc d'Orléans | tr. James Kirkup (tanka) | ||||||||||||||||||||||||||||
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L'autre jour, d'Orléans vers Blois, Je m'en venais par voie fluviale; Et j'ai croisé plus d'une fois, Sur mon passage, des vaisseaux: Ils allaient tout droit à la voile Et progressaient facilement, Ayant pour eux, je le voyais, À volonté le meilleur vent. Mon coeur, Penser et moi, tous trois, Les regarder nous réjouit. Alors, à voix basse, mon coeur: "Que ne suis-je dans cet état! De Réconfort, je hisserais La voile, si j'étais certain D'avoir, comme j'aimerais bien, À volonté le meilleur vent. Mais la plupart du temps je trouve L'eau de Fortune si tranquille Quand je prends le bateau du monde Que, sans les avirons d'Espoir, Souvent je resterais sur place Longtemps dans un trop grand chagrin; Pour rien, en vain j'escompterais À volonté le meilleur vent." Envoi Les nefs dont je parlais plus haut Remontaient; moi, je descendais Contre les vagues de Tourment: Quand Il voudra, que Dieu m'envoie À volonté le meilleur vent! |
vessels hasting under sail
that they could ever hope for.
as they? In consolation,
- But most often do I find
I moor myself in dead calms.
the favours of kinder winds." Envoy
in his grace send me better winds! |