| BALLADE 69 | BALLADE 69 | ||||||||||||||||||||||||||||
| Charles, Duc d'Orléans | tr. James Kirkup (tanka) | ||||||||||||||||||||||||||||
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J'ai fait dans l’église amoureuse Les funérailles de ma dame; Quant à l'office pour son âme, Penser douloureux l’a chanté Maints cierges, soupirs de pitié Ont composé son luminaire; J'ai fait aussi faire la tombe De regrets en peignant des larmes, Et tout autour très richement Est inscrit: Ici gît vraiment Le trésor de tous biens mondains. Sur elle s’étend une lame Faite d’or et de saphirs bleus: Le saphir est renommé gemme De loyauté et l’or heureux. Les deux lui vont parfaitement: Dieu qui la fit de ses deux mains - Et sa forme en fut merveilleuse - Voulut dans la très généreuse Graver bonheur et loyauté. C'était, à parler franchement, Le trésor de tous biens mondains. N'en parlons plus: mon coeur se pâme Au bruit de ses faits vertueux, Elle qui était sans nul blâme, Comme en jurent celles et ceux Qui connaissaient bien ses conseils. Dieu, je crois, voulait l'attirer À lui pour orner sa demeure De paradis où sont les saints: C'est un bel ornement que celle Que l'on appelait couramment Le trésor de tous biens mondains. Envoi À quoi bon plaintes et pleurs? Tous nous mourrons ou tôt ou tard: Nul ne peut garder longuement Le trésor de tous biens mondains. |
many tapers, pity’s sighs,
a world of all the treasures.
both befit her perfectly.
a world of all the treasures.
they who knew her well do swear.
a world of all the treasures, Envoy
a world of all the treasures. |