| LE VIN DU SOLITAIRE | THE SOLITARY’S WINE |
| Charles Baudelaire | trans. A. S. Kline |
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Le regard singulier d'une femme galante Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant, Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante, Le dernier sac d'écus dans les doigts d'un joueur; Un baiser libertin de la maigre Adeline; Les sons d'une musique énervante et câline, Semblable au cri lointain de l'humaine douleur, Tout cela ne vaut pas, ô bouteille profonde, Les baumes pénétrants que ta panse féconde Garde au coeur altéré du poète pieux; Tu lui verses l'espoir, la jeunesse et la vie, - Et l'orgueil, ce trésor de toute gueuserie, Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux! |
A flirtatious woman’s singular gaze as she slithers towards you, like the white rays the vibrant moon throws on the trembling sea where she wishes to bathe her casual beauty, the last heap of chips in the gambler’s grasp, skinny Adeline’s licentious kiss, a fragment of music’s unnerving caress, resembling a distant human gasp, none of these equal, O profound bottle, the powerful balm of your fecund vessel, kept for the pious poet’s thirsting heart: you pour out youth, and hope, and life, and the deepest poverty’s treasure - pride, filling us with triumph, and the Gods’ divine art! |
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Trans. Copyright © A. S. Kline 2004